L’avenir du télétravail étudié au Sénat

7 décembre 2021

Aujourd’hui, le télétravail s’organisant au sein des entreprises et s’inscrivant dans la norme, la Délégation sénatoriale de la prospective s’interroge sur l’avenir de ce mode de travail sur le long terme. Ainsi, Céline Boulay-Espéronnier, Cécile Cukierman et Stéphane Sautarel ont présenté le 22 octobre 2021 un rapport nommé : « 8 questions sur l’avenir du télétravail, vers une révolution du travail à distance ? » au Sénat.

 

Le télétravail pour tous ? 

Nous pouvons dans un premier temps tirer une conclusion à la question « Pourrons-nous être tous télétravailleurs en 2050 ? ». La réponse donnée par les trois sénateurs est plutôt négative. En effet, ils estiment qu’environ la moitié des actifs pourraient être concernés par le télétravail et pour cause : maintenant que le télétravail n’est plus forcé et qu’il est structuré par les entreprises, la plupart des salariés alternent entre présentiel et distanciel. Les auteurs du rapport proposent par ailleurs de de réaliser des enquêtes de manière à connaitre les effectifs, les modalités précises du télétravail dans les entreprises pour mesurer les effets sur les travailleurs. Le but serait de présenter chaque année un rapport sur le télétravail au Parlement afin de « légiférer sur ce nouveau droit et les devoirs afférent ».

Une meilleure croissance économique ? 

Par la suite, les trois sénateurs traitent du sujet de la croissance économique pouvant être stimulée par le télétravail. Selon eux, des perspectives de gains de productivité sont fortement probables à partir du moment où le télétravail est organisé et structuré au sein d’une entreprise ou d’une administration. Les auteurs du rapport proposent, dans le but de créer « un référentiel qui serait utile à tous », d’analyser les bonnes pratiques ainsi que les échecs dans la mise en place du home office au sein des organisations.

Une relocalisation à venir 

Lorsque le télétravail est choisi et règlementé, il élargit les possibilités offertes aux collaborateurs. Les parlementaires soutiennent qu’il pourrait « inciter à la recherche du bien-être social des télétravailleurs » et donc devenir un critère d’appréciation de la responsabilité sociétale des entreprises. De plus, les auteurs avancent qu’un mouvement de relocalisation vers le milieu rural peut s’enclencher dans les années à venir et qu’il serait donc judicieux d’anticiper ce phénomène et préparer l’arrivée des télétravailleurs par différents investissements (tiers-lieux, installation de la fibre etc…). Dans les grandes agglomérations cependant, il serait plus utile d’encourager la requalification des surfaces de bureaux proposent les trois sénateurs.

 

Source : http://www.senat.fr/rap/r21-089/r21-0891.pdf